Qyper de la première heure, François Simon, alias SimonSays sur Qype et sur la toile, revient sur son élection: Alors, ça fait quoi d’être blog de l’année?

Wincent: François Simon, vous avez été élu meilleur blog média de l’année; cette élection vous a-t-elle étonné?
François Simon: Ce fut en réalité une complète surprise et pour tout vous dire, n’étant pas invités à la remise des prix qui avait lieu pendant le week-end, nous avons été “sur le derrière” en apprenant la bonne nouvelle!
Wincent: Quel impact un tel prix a-t-il eu sur vos audiences?
François Simon: Cela nous a permis de passer un véritable palier et de poursuivre sur un nouveau plateau. Mais cela attire aussi un lectorat parfois plus “belliqueux”; je suis parfois surpris de l’agressivité de certains internautes alors même que c’est un média gratuit. Ces propos seraient d’ailleurs peut-être plus modérés si le site était payant. Mais aujourd’hui encore, mon blog ne gagne pas d’argent; une bonne partie des sommes récoltées par la pub est investie dans une traduction pour la Japon, car c’est un pays dans lequel je connais un succès grandissant.
Wincent: Avec le succès, quelle place ce blog prend-il dans vos activités?
François Simon: Ecrire un blog est presque addictif et extrêmement chronophage. C’est finalement un média assez lent à administrer et cela me prend beaucoup plus de temps d’écrire un papier pour mon blog que pour le figaro par exemple.
Wincent:En quoi votre blog se différencie des dizaines de blogs gastro disponibles sur le web?
François Simon: Pour moi, c’est avant tout un poste d’observation privilégié depuis lequel je peux avoir un oeil sur la province, Paris mais aussi le monde entier. Grâce à mes autres activités professionnelles, j’ai la chance de pouvoir voyager et d’avoir les moyens d’un grand quotidien pour faire mes reportages. J’ai été formé au Gault & Millau, et avec plus de 25 ans d’expérience, je dispose d’une indépendance et d’une modération dans mes propos que je tente de mettre au service de ma passion pour avoir la parole juste.
W.: Vous ne souhaitez pas montrer votre visage pendant vos activités professionnelles? Pourquoi?
F.S: Cette volonté ne doit pas être vue comme “une posture de princesse”. L’anonymat est un outil indispensable pour travailler. Et sincèrement, être reconnu dans un restaurant m’embarrasse énormément. C’est donc aussi une attitude personnelle. Quand mon identité est dévoilée dans un établissement, ça gâche tout: tout devient sali! Les matériaux sont alors de mauvaise qualité, la table trop grande, le décolleté de la patronne trop profond; le plaisir devient alors douteux. Je ne suis pas amateur de ce genre de passe-droit que la notoriété d’un visage peut provoquer.
W.: Alors justement, en privé, que mange-t-on à la table de François Simon? Est-ce une bonne adresse? Vos point forts et vos défauts de cuisinier?
F.S: Oui, c’est une bonne table, où s’allient bonté et bienveillance! Très rarement d’entrées au menu. Mais je crois que la sauce de mon poulet rôti est trop sophistiquée, mes desserts trop sucrés, les vins blancs que je sers trop frais (mais c’est comme ça que je les aime!), ce qui ne respecte pas toujours la qualité des plats qui les accompagnent…
W: Votre table est-elle souvent remplie?
F.S: On peut y manger deux à trois fois par semaine.
W: Votre spécialité?
F.S: Le poulet rôti et en dessert: crème glacée, chantilly, vinaigre de chocolat et sirop de gingembre.
W: Qype oblige, comment préparez-vous vos dîners? Quelles sont vos bonnes adresse?
F.S: Pour le vin, je vais toujours chez Idea Vino avenue Parmentier dans le 11ème; on y trouve de très bons vins blanc italiens et des pâtes excellentes.
Pour le poulet et les fruits & légumes, c’est au marché saint germain que j’achète mes produits. Pour garder la ligne, je ne mange quasimment jamais de pain, mais, même si je ne suis pas emballé, je vais parfois Chez Paul, rue de Buci. En fait je devrais changer cette habitude et me rendre à la Boulangerie Julien rue Saint honoré, qui, elle, fait des pains excellents!
W: Avez-vous un petit secret de fabrication?
F.S:Mon poulet, à cause de certains invités toujours en retard, est “trop” cuit, et donc très infusé, ce qui lui donne un goût très spécial..
W: Alors, quand est-ce que vous m’invitez?
F.S (rires): Je suis très sauvage et me rends rarement aux événements professionnels…ma table est donc réservée à mes amis et quelques privilégiés…
Bon dommage, il fallait bien que je tente cette invitation un peu forcée, non? En tout cas, un grand merci à François Simon pour sa disponibilité. Vous pouvez réagir à cette interview ici. Et n’hésitez pas à le contacter sur sa page profil.. Pour info, les bonnes adresses qu’il a dévoilées n’ont pas encore été commentées..alors à vous de jouer! Et si vous souhaitez en savoir plus sur son blog, allez-y ici
No Tags